TEXTES

Embouchure

*Cliquez ici pour entendre ce texte en lecture audio accompagné de la musique de Thalyssia Duflot (première piste de l’album). Son profil frais, défini, attentif. L’horizon en continu de son nez. Rocher immuable, face cachée de l’intime. Je rêvais des fourmillements rageux qu’il couvait, des ardeurs enfantines jamais assouvies, des silences tapis au creux desLire la suite « Embouchure »

LAC DES CYGNES

dès que mes lèvres ont effleuré les tiennes, ça a été fini. Fini mes doutes. Mes questions. Kapout. Pu une idée dans ma tête à part l’idée que tu venais de faire tout basculer.

BRÛLONS LES MAINS DE L’ÉCRIVAIN

Comment dire aux gens qu’on aime, à nos arbres, à nos fleurs, à nos pierres – à tous ces êtres plantés dans le sol – qu’on choisit la mer? Qu’on les abandonne? J’avais besoin des mots, ils avaient besoin de moi pour être écrits. J’ai tourné le dos à la terre, parce qu’elle me retenait prisonnière. J’ai tourné le dos aux arbres, aux fleurs, aux pierres.

L’HERMITE.

Farine, haricots, pâtes, sauce, bouillon, sachets de soupe, sucre. Ma tête regorge d’articles non périssables. La farine et les conserves me hantent. Je panique, j’oublie. J’oublie tout ce qui n’est pas sec, hermétiquement fermé, scellé, cloisonné.

Ce jour viendra

Et le jour viendra où nos sourires seront à la fois délestés et remplis d’espérance, où nos doigts se lieront à ceux des autres en un pont immense et flamboyant, où nos joies se percuteront en échos symbiotiques. Ce paysage éclairé et vaste qui te prend en la présence des autres, il existe encore. IlLire la suite « Ce jour viendra »

TAPIS DE TRÈFLE

Par Calendule

« Elle était étendue sur l’herbe, le corps en étoile. Les pointes de ses mèches peignaient sur son visage des lignes invisibles, faisant naître des frissons le long de ses bras. Elle ne réagissait pas, ne mordait pas à l’hameçon de la distraction. »

CHAQUE FOIS QU’UNE FEMME NAÎT

Par Anémone

« Je regarde le sol et le temps bourdonne. Le son enfle, ma mère miel pousse devant moi, juste là. Ma mère au goût d’automne, avec ses cheveux feuilles mortes couleur de rouille, ma mère aux mèches citrouilles.
»


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